mercredi 12 mars 2008

Faudrait comprendre qu'à l'instant précis où j'ai fait ta connaissance, le temps s'est effondré. Tu vis dans l'intemporel et notre histoire aussi. Je ne pense pas qu'elle pourrait rimer avec des jours écoulés alors que depuis le début nous avons tout fait à l'envers. Alors comprends bien que passé, présent et futur n'ont strictement aucune importance pour moi car d'une manière ou d'une autre tu y seras mêlé. Hier et Aujourd'hui sont d'une même origine : Décembre 2006 alors les coutumes d'usage, les ornements temporels, tu sais bien que ça n'existe plus.
Nous ne sommes pas une règle temporelle.

Leaving Las Vegas

Alors, c'est ça de crever à ta manière? L'haleine à quatre-vingts degrés, la démence cirrhosée à fleur de peau? Et tu ronges, ronges, cette coque insalubre qui te sert de réceptacle à ton semblant d'âme; Je me languis de cette vie usée sur écran télévisé, histoire d'amour entre toi et une bouteille, entre un alcoolique et une paumée. Entre deux êtres fondamentalement opposés, dont l'amour n'a d'égal que l'impossible.
Puisque que tout sonne en tic et en tac et que le temps est compté avant que ton foie ne soit bombe et que mon cœur éclate.
Et si je t'aime, puisque je t'aime; C'est parce que je souffre de toi.

dimanche 9 mars 2008

Mélancolie littéraire

Y avait un temps plutôt agréable où, sans même songer à ce que je voulais écrire, j'éjaculais comme ces hommes précoces le feraient sans satisfaire leur partenaires, puisqu'eux comme moi, n'ont pas besoin de pénétration pour être efficaces. Fini donc le temps où l'excitation prenait le pas sur ma réflexion?
Je m'imaginais la tête éclatée contre les murs invisible de ma conscience et m'épanouissais à me trouver telle dépressive hallucinée. Je pouvais décrire l'imaginaire ardeur du sang giclé sur ma cyber feuille de papier. Mais depuis que j'ai entamé ce projet farfelu de canaliser ma verve à des fins littéraires au profit d'une seule histoire, je ne suis plus capable de rien. Je ne prends même plus un malin plaisir à décrire ma haine, qui de toute manière n'était que fictive, mais me comblait au plus haut point. Muse, es-tu de ses putes qui abandonnent leur plus fervent client pour de plus riches encore? Certes je ne suis pas emplie de génie, et l'intérêt que je suscitais n'est que plus volatile et éphémère encore, mais je ne pensais pas que cela serait si rapide et si brutal. Je déplore mes névroses effacées. J'aimais ce dont je me plaignais. Au final, tout n'était que ma verve ainsi oubliée.

Je lui (anagramme de ton prénom, salope)

Regarde toi à gesticuler de a sorte, à me faire des signes alors que tu prônes la distance silencieuse. Je voudrais te dire 'oublie-moi!' puisque le passé n'a aucune importance mais je n'y arrive pas. Ne m'oublie pas, ne me lâche pas puisque tes sursauts de présence effacent l'ombre du vide quotidien. Je suis importante pour toi et cela me rassure de savoir que quelqu'un garde en lui les souvenirs que je n'ai plus.

samedi 8 mars 2008

Moments fracassés d’une humanité réduite

"J’ai du sang dans ma bouche, un goût métallisé et irritant. J’ai dû me mordre la langue par surprise, je ne pensais pas avoir si peur. Il me regarde de ses yeux exorbités sans la moindre lueur d’humanité et semble habité d’une folie qu’il voudrait divine. Il reste debout et tourne en rond, un sourire figé sur le visage. J’ai dû mal à me dire qu’il y a quelques heures ce monstre transfiguré n’était qu’un simple mortel, un prêtre chaleureux et sans histoire. Des que son regard croise le mien j’ai la sensation qu’il tire vers l’extérieur mon organe vocal, aucun son ne sort de ma gorge. J’ai les mains moites et le peu de mes gestes trahit mon angoisse. Pourtant, malgré la froideur de la folie qui émane de son être, sa voix reste aussi rassurante. Il me parle, me raconte sa vie dans des conditions intemporelles, me décrit les personnages assis auprès de nous avant qu’il ne change leur vie. Il me promet que je retrouverai de l’ordre dans mon esprit et que le moment clef de devrait plus tarder. Le temps se tord, Je ne sais pas depuis combien de temps je suis ici, avec lui, à écouter ce qui semble être une confession ou alors une explication comme le discours d’un chirurgien avant une opération. Il y raconte sa méthode, ses actions et les risques. Je ne comprends pas encore grand-chose si ce n’est que j’ai peur."