jeudi 2 octobre 2008
On a cru à un tas de choses, on a même pas cotoyé la crise
mercredi 10 septembre 2008
le silence du cocu.
Peut-être aurais je seulement voulu être aimé.
Et puis un jour, il y a eu Sofia. Rencontrée lors d’une sortie entre amis où je pensais être le seul célibataire, Sofia fut d’abord ma partenaire imposée à qui je faisais la conversation pour ne pas tenir la chandelle. Tout au long de la soirée elle enchaînait des verres de vin blanc, semblant vouloir s’oublier. Elle était rongée de voir des amoureux et je vis en elle une de mes paires. Elle ne me plaisait pas, au début tout du moins, car ses airs de fille paumée et droguée, emplie de désespoir me mettait mal à l’aise et me confrontait à mes propres névroses. Les expressions de son visage se ternissaient à chaque taffe de cigarettes et de gorgée d’alcool. Elle me souriait parfois et finit par oublier ce qui nous entourait. Et moi aussi. Elle m’avoua plus tard qu’elle ne voulait pas me donner l’impression de ne s’intéressait à moi que par dépit. Je n’aurais pas eu la même délicatesse et m’imaginait déjà la sauter dans les toilettes du restaurant pour ne pas faillir à ma réputation. Sans en avoir la moindre envie : elle m’impressionnait. En un regard et par sa seule présence elle avait réussi à me castrer.
Il n’y avait plus de vivacité chez cette fille, il n’y avait qu’une impudeur malsaine de s’exposer à nu au premier inconnu. Elle avait rompu et s’était déchirée avec l’homme avec lequel elle habitait à l’époque et me dit simplement qu’elle s’était forcée à l’aimer puis y avait pris goût comme on s’attache à un animal de compagnie. Nous n’étions pas si différents et ce soir là je fus fasciné pour la première fois de ma vie, et pour une personne dénuée de mystère.
Je n’avais pas envie d’elle comme j’avais envie des autres. Le repas s’éternisa en tête à tête autour d’un Irish coffee où mon mutisme n’eut d’égal que l’envie de la réconforter. Pleinement, j’avais envie de m’oublier pour elle, pour la combler, pour lui donner vie.
Elle avait cette grâce et cette fragilité de la veuve alors qu’elle n’avait perdue qu’un labrador étant enfant.
Nous baignions dans une lumière tamisée aux tons orangés qui me rongeait les yeux. Elle se leva, me prit par la main Elle me jura de m’aimer deux semaines plus tard. Malheureusement je l’ai cru.
Elle me renvoyait à l’état de tétanie de mon enfance, où la femme était un spécimen impressionnant et inaccessible.
Un soir en promenant dans une ruelle éclairée que par un lampadaire, je la plaquais contre un mur pour l’embrasser. J’avais répété ce moment dans ma tête sans m’imaginer capable d’une telle spontanéité. Je me suis excusée de la traiter ainsi et elle ne dit rien, se contenta de serrer très fort sa main dans la mienne en marchant. Mon cœur céda : j’étais amoureux de celle à qui je ne voulais pas faire l’amour par peur de ne plus avoir envie de la revoir, par peur de ne pas assurer, par peur d’être enseveli par l’émotion de toucher la peau de celle qui m’émut au premier regard.
Elle avait, en quelque sorte, bousillé tout ce qui faisait de moi un homme digne et l'avait transformé en bien pire encore: un chien sans l'ombre d'une fierté. Et je ne pourrais qu'admettre que j'ai adoré ça. Elle m'aurait arraché un bras que je lui aurais offert le second. Elle m'avait bouffé la bite et je lui avais, en prime, donné mon coeur.
J'aurais pu vous la présenter comme une pute mais au contraire, son truc à elle, c'était d'être la Mère Thérésa de la baise. Ses jambes écartées étaient l'offrande d'une non vierge non effarouchée à tout un peuple de testostérones en mal de jouissance.
Moi je m'en foutais puisqu'elle m'aimait, la salope.
Mais réduire ces années en une description si courte et peu approfondie serait un manque de respect total. Pour elle bien sûr, mais elle le méritait, et surtout pour moi. Je n'ai certes pas besoin de me faire passer pour une victime puisque dans mon malheur j'étais consentent. Mais je préfère tout raconter car je n'ai rien à cacher. J'assume ma lâcheté.
Il faut donc faire un flash back de trois ans.
Sofia n'était pas d'une grande beauté ou du moins, peut être qu'après toutes ces années elle ne me frappait plus au visage et, sans être fanée puisqu'elle restait égale à elle même, je m'en étais tout simplement lassé, à force sûrement de la voir, non plus comme une conquête ou une maîtresse, mais comme la mère de mes futurs enfants. Ce qui, soit dit en passant, n'a plus était une alternative possible depuis qu'elle s'était révélé férue de l'anatomie de tout autre type que moi. Ce qu'il y avait de tragique c'est qu'elle m'aimait, prétendait elle et que j'ai trop longtemps blotti ma tête contre ses mensonges. J'ai dénombré six hypothétiques amants, pendant qu'elle n'en admettait que deux (l'utilisation du « QUE deux » avait probablement pour but d'apaiser un temps soit peu mes maux).
A être un cocu heureux, on en oublie que certaines arrivent à être fidèles et stables.
Peut être vous êtes vous déjà fait une image de Sofia? Je vais par conséquent vous la décrire en vue d'éviter toute méprise éventuelle concernant son physique. Son prénom évoque le feu sous la glace, une beauté caliente mate de peau aux yeux et aux cheveux bruns; et un air des plus hautains et refroidissant. Et un corps svelte presque musclé part endroit, un dos cambré...non?
Et bien non justement. Je l'appelais « ma fragilité » car tout dans son corps comme dans sa tête menaçait à tout moment de rompre, de se briser. Attendrissante et bouleversante Sofia, du haut de son mètre 56, n'était qu'un petit être fragile que je tentais de protéger de tout et d'elle même. Je crois que tout comme moi avant de sortir avec elle, elle cherchait à combler un vide. J'étais parvenu à combler le mien mais pas le sien à croire qu'il y avait trop de travail à faire sur nous-même. J'ai accepté qu'elle trouve un équilibre entre d'autres bras, silencieusement, guettant cependant les erreurs et les indices, reniflant le moindre changement d'odeur; pleurant enfin, lorsque pendant ses étreintes, elle murmurait mon prénom, comme si elle voulait me prouver et me rassurer qu'elle ne me confondrait avec personne d'autre.
Et pourtant je sentais ses mains caresser pareille chair, mixant nos étreintes et parfois leur peau. Je me tuais, je me taisais. Mes cornes prirent de l'ampleur et je les voyais grandir et les arborais fièrement au point qu'elles se changèrent en bois et firent de moi un homme cerf majestueux: le roi du bois des cocus. Mais surtout une larve aphone emplie d'affection plus que de haine. Et j'aimais toujours plus fort, de peur qu'elle ne parte.
Ante
J’aimais devenir intelligent, me plonger dans des livres et peut-être que c’est à cause de cela que j’ai perdu ma joie de vivre, si j’en avais eu un jour, et toutes mes désillusions. Je créais tout d’un bout à l’autre. Mais aujourd’hui, je peux tout admettre. Né d’une mère ivre morte le jour de ma conception et, j’en suis persuadé, également le jour de l’accouchement ; et d’un père paumé mais brave, qui travaillait probablement pour la même raison que moi, pour éviter de voir la vérité en face. Un lâche auquel je n’ai pas su me détacher en grandissant mais qui m’avait expédié loin. Certains soirs j’espérais qu’il avait fait cela pour mon bonheur, pour que je puisse avoir la vie que je méritais. Mais je ne méritais pas grand-chose. Ma petite sœur était blonde avec de grands yeux verts et je la voyais grandir sur chaque photo que l’on m’envoyait pour déculpabiliser de ne pas m’autoriser à être là. Mais je m’en contentais très largement car les cris d’une enfant en bas âge me semblaient tout aussi insupportables que les questions existentielles d’une adolescente en chaleur. Et je m’évitais ainsi le désagrément d’être un frère protecteur qui intimiderait et devrait faire rempart à tous les porcs qui tenteront de forcer l'accès à sa culotte petit bateau tout en me branlant en pensant à sa future copine de classe Magalie, le stéréotype de la fille qui finirait, telle ma mère enceinte à quinze ans d’un homme dont elle ne connaîtrait que le goût ; ou encore de la mère de cette dernière qui, malgré une quarantaine bien tassée porterait encore bien ces immondes caleçons moulants léopard qui ne laissent rien deviner mais exposaient tout ce qu’on n’oserait regarder.
Je n’osais m’imaginer dans ce rôle alors que j’étais le premier à vouloir tâter leurs petits œufs au plat qui promettaient de grandir et de concurrencer la poitrine gonflée de leur mère. La vue de la petite robe rose achetée à la base pour les fêtes de famille et qui finira banalisée et portée tous les dimanches suivants me hanta suffisamment pour avoir envie de la tacher.
pédoprisonnier
alternance avec ses seins contre vous, encore toute habillée dans ce
bar bondé. Elle vous avait murmuré qu'elle avait envie de vous avec
cette voix fluette mais ça ne vous a pas choqué. Qu'elle ne sache pas
si prendre non plus. Qu'elle se contente de rester sur le dos. Alors
que vous aviez vu, caressé, léché et même sucé son corps nu, vous
n'avez pas été choqué un seul instant qu'elle se cache à la lumière de
vos yeux, malgré que vous aviez pensé que cela "est ridicule, qu'elle
n'a plus douze ans". Son corps frêle de pucelle, ses gestes saccadés,
sa façon de demander constamment si elle s'y prenait bien ne vous ont
pas mis la puce à l'oreille. Et bien n'écoutez plus votre bite. Mais
ça, vous ne pouviez savoir. Il fallait écouter votre conscience et
cette petite voix qui vous hurlait de ne pas la toucher et non vos
pulsions de mâle en rut. Ne pensez plus avec votre bite. Mais vous ne
vous étiez jamais méfié des vertus du fond de teint et de l'eye liner
qui font passer une fillette de quatorze ans pour une femme de dix ans
son ainée. Et voilà pourtant que son père vous traite de pédophile,
affirme que dix milles euros sont le prix de la virginité bafouée de
sa fille. Et voilà maintenant ce taulard qui ballade sa main
dans votre pantalon en vous promettant que vous n'aurez pas mal et le
voilà , clamant qu'il n'est pas gay, non, qu'il n'est pas gay, qu'il
vous enfonce son sexe dans l'anus en pensant à sa femme. Mais vous
finirez par ne plus avoir mal, non, ne plus avoir mal. Celle là même
qui ne l'attend plus et qui, à peine les barreaux refermés sur son
tendre époux, baisait déjà avec tous les piliers de comptoirs trop
ivres pour constater que cette femme n'en ai déjà plus une, rongée de
pares et d'autres de rides malgré ses grands airs de salopes et du
maquillage en couches opaques qui simulent un semblant de jeunesse.
Et vous y penserez aussi à la longue, à sa femme, qui vous semblera
plus attirante que les bagnards. Vous penserez à son
caleçon léopard, trop moulant pour mettre en valeur quoi que ce soit,
que vous lui enlèverez rapidement pour ôter de votre vue ces immondes
bourrelets déguisés noyant son corps jadis svelte. Et vous fermerez vos
yeux, avec votre main dessus pour être sûr qu'une curiosité malsaine
ne vous poussera pas à ouvrir les yeux pendant que vous la pénétrez et
vous imaginez un plat tiède et flasque dans lequel vous vous immiscez.
Mais ce n'est que votre main. Et ne croyez pas que vous pourrez
imaginer pareil subterfuge mental quand ce sera un autre cantonnier
qui pensera à sa femme pendant qu'il vous confond avec elle. Mais ne
vous inquiétiez pas, vous finirez par ne plus avoir mal, non, ne plus
avoir mal.
le renouveau
mardi 19 août 2008
S'il devait y avoir une descritpion, ce serait celle là.
Et puis, elle est revenue à la charge… explosive. Cette hantise de Soma la conduira à l'explosif, à être vraiment à force de se ronger et de vouloir, cette Bombe humaine tant convoitée. Son cœur en minuteur, son cerveau en détonateur. Des yeux qui se transformeraient en détecteurs de mouvements. Elle, toujours à l'affût du moindre changement de comportement, se servira de ses yeux au maximum de leur capacité. Analyser. Et son cerveau en détonateur. Ses veines ne sont plus des mèches mais des câblages et des fils conducteurs reliés jusqu'à sa minuterie aortique. Son cœur se reflète en cadrant digital.
Sa vie est une blague de mauvais goût. C'était prévisible au premier coup d'œil, dès les premières images de la bande annonce : tout y était confus. Le principal protagoniste dément son implication, ne veut pas de projecteurs braqués sur son visage trop clair pour paraître celui d'un être humain [i]ordinaire[/i] puisque "même les fantômes et les morts paraissent plus vivants". Les autres acteurs ont déserté le tournage et le budget dérisoire. L'histoire est bancale, il n'y en a même pas puisque dans celles prometteuses il y a un début et une fin. Son histoire n'est pas finie mais n'a jamais débuté par "il était une fois". Même sa naissance n'a été ni sacrée ni sordide. Et son cœur en médiocrité. A croire que rien ne l'anime vraiment. C'est l'attente du bousculement, organique ou biologique. Quelque chose qui s'effondre, qui la noie. Mais quelque chose de vivant. Et son cerveau en détonateur.
Une arrivée un peu brouillonne, des souvenirs aléatoires pour cette mère qui lui donna naissance. Une chose est sûre, lui dit-elle un soir de déconvenue c'est que si elle ne l'avait désirée, elle ne la regrettait cependant pas. Les frasques d'une jeune mariée délurée et d'un intello qui se donnait l'allure sûre et un charisme dont il n'était probablement pas digne. Une nuit alcoolisée. A la prendre par tous les trous, il a fini par la mettre enceinte. En une seule nuit. Peut être la seule d'ailleurs, les parents n'étant pas du genre à afficher leur amour, au point qu'elle ne soit pas capable de dire si elle les a déjà vu avoir l'un pour l'autre une quelconque marque d'affection, excepté les sacro-saints cadeaux d'anniversaire et de Noël. Rien dans leur attitude ne lui laissait suggérer qu'il y avait un couple. Et pourtant la rupture fut brutale. Mais [i]aucun dommages collatéraux [/i].
Rien ne la bouscula jamais, rien n'eu d'impact. Peut être parce qu'elle-même n'y croyait pas à ce couple de pacotilles.
Et puis, comme il ne faut jamais parler trop vite, elle se réveilla, dans l'ordre déchronologie, lorsque la sœur aînée fut transfigurée. Sa soeur s'est plantée devant elle, du jour au lendemain. Son visage était le lieu d'une confrontation temporelle. Le passé avait été froissé par le présent. Elle était désormais marquée du sceau du destin, de la catastrophe qui subitement s'est ancrée dans sa chair. La plus jeune restait à contempler ce qui faisait de son aînée une exception et qui rabaissait la fillette aux yeux de tous à la laideur. Elle était devenue mystère, fragilité, avec un visage qu'elle voudrait masquer, mais qui s'est édifié en mythe intouchable. Elle a dans ses yeux la souffrance d'un vécu et sur son corps les conséquences indélébiles. Quoi de plus beau, pour ses onze ans, que cet être modèle devenu paradoxe? Rien dans ses yeux ne pouvait, ni ne devait plus, dévoiler une souffrance puisque ses mots sont devenus muets face à tant de splendeur. Ses maux se sont heurtés à un mur de silence déjà fissuré qu'était cette môme de treize ans. Tout autour d'elle est devenu sourd, aveugle et muet. Chacun s'est imprégné de son silence ne voulant point la blesser. C'est toujours en silence qu'on admire les poupées. Un mythe. Pour tous, elle était devenue un mythe et sa transfiguration, un message subliminal. Tout le monde l'a vu, mais personne n'ose en parler. On se tait et on regarde. La peau froissée, déchirée, raccommodée par endroit donnait de la vie à cette poupée de chair et une profondeur que nul n'aurait soupçonnée. Tous en ont pleuré, de la voir ainsi exposée devant leurs yeux. La cadette a été en une fraction de seconde réduite à néant dans un silence qui lui était étranger. Ce silence est devenu, jour après jour, un lot quotidien, un compagnon surgissant dès qu'elle arrivait.Assimilons à Méduse ses effets. Personne ne la regardait dans les yeux et si certains parlaient de hideur, la fillette était au contraire persuadée qu'il s'agissait là d'une beauté intimidante qui transformerait les plus naïfs en statues de pierre.
mercredi 23 juillet 2008
Silence maladif
Mais parle je t'en prie! régurgite, Os, régurgite le langage qui t'étouffe.
lundi 21 juillet 2008
à l'envers
Je ne supporterai pas ce bruit longtemps, j’ai la tête qui explose. Et ton corps chaud qui s’oublie pour moi, comme si tu me donnais vie parfois ; c’est tes illusions de gosse. D’enfant prodige ou gâtée, qui ne trouve sa place que dans le néant et la négation de ma peau. Je voudrais me sentir dans tes quelques années, de ton cœur suffisant pour deux et son rythme tentant de m’entraîner. Aussi vide qu’inhumain, je me languis de te connaître. Autrement, même si tes mots seront pires que tes gestes et tes promesses insouciantes si je vis encore demain. Je ne pourrais pas savoir. Je t’attendrais, je t’entendrais respirer parfois, dans mon corps glacé, insensible sauf contre toi, puisque la chaleur je ne la connais plus depuis si longtemps ; Et personne n’osait songer à s’approcher de moi. Encore moins de se blottir dans mes bras décharnés de pantin inaccessible. Je ne serais pas capable de te combler. Je ne ferais même pas semblant de vivre pour toi. Je ne pourrais pas t’aimer comme les autres te le promettront. Je ne pourrais te sourire que lorsque tu ne t’en rendras pas compte. Que tu seras trop occupée à vivre seule, ailleurs. Dans les mémoires oubliées, sur la tombe de ta mère ; Sous la pluie.
Et ton corps qui panse le mien, sache que je n’y crois pas. Voudrais-tu surface plane pour y camper ton nom, graver mon cœur, écorcher mon frêle corps ?
Pourquoi me regardes-tu lorsque tu pleures comme si tout m’incombe ? Pour me prouver que ces soubresauts ne sont pas une excuse suffisante à nier que je pleure comme toi puisque tu es mes larmes, mon semblant d’existence. Tu voudrais me créer, avec tes yeux d’enfant, tu voudrais me lancer une bague de magicien, la troquer contre ma clope peut-être. Elle me serait tellement utile. Je ne serais plus l’épouvantail. Je ne suis déjà pas grand-chose.
Mais tu fais si bien semblant. Que je me prends au jeu de ta naïveté. Quelques instants...mardi 24 juin 2008
Camion de pompier et incandescence
J’ai 6ans, je joue avec une voiture en pâte à modeler. Il n’y a personne si ce n’est les monstres sous mon lit.
J’ai douze ans, je joue avec un camion de pompier à qui j’ai mis le feu pour voir s’il se protègerait. Sous mon lit, la poussière rongée par les fantômes
J’ai vingt ans, et la voiture n’est plus modelable. Je roule et j’écrase. Les chimères enfantines qui se lovent dans l’abandon de ma chambre où le camion de pompier brûle chaque jour les parois des nôbles meubles et ronge le papier peint. Chaque jour le même enfer.
J’ai Trente ans. Dans la tête d’un enfant qui conduit un camion de pompier.
J’ai six ans
- Dans les traits d’un trentenaire.
- Un trentenaire oui. Le temps s’arrête parfois dans notre tête et lorsque surgit notre reflet, on ne se rend plus compte de ce qui s’est passé. Je suis mort.
- Non, mais l’enfant oui. Il devrait, être là dans votre cœur tout au plus mais pas dans votre cerveau.
- Mais j’ai six ans.
- Parfois douze.
- Parfois. Oui. Parfois je sauve encore les fantômes du feu, je trie les jouets qui ne méritent pas de mourir.
- Certains le méritent ?
- Ca dépend des jours.
- De votre humeur aussi ?
- C’est l’avantage d’avoir douze ans et d’être dieu.
- Et demain ?
- Demain tout recommencera. Je ferais semblant de ne pas avoir remarqué le bras en moins de cet ours en peluche, que les murs ont été atteints.
- Pourquoi faites vous ça ?
- Parce que j’ai douze ans. Et que lorsque j’avais six ans, surtout quand je les ai. Je rêve de brûler les monstres. Ceux qui menacent de révéler que j’ai peur du noir. Le feu éclaire et réchauffe, je ne vous apprends rien.
- Vous ne m’apprenez rien, effectivement.
- Je voudrais que vous preniez feu… mais
- Mais…
- mais demain, vous ne serez plus là, si je le faisais.
- …
- Et cela prouverait que je n’ai plus six ans. Ni douze.
- Vous n’avez plus ces âges effectivement.
- Les choses que je brûle réapparaissent le lendemain puisque mes actes n’ont aucune importance : je n’ai que six ans. Tout ce que je fais n’a pas d’impact. On me pardonne tout.
- Et ça ne vous lasse pas ?
- Non, j’ai douze ans et je suis dieu.
- Non vous n’êtes pas Dieu
- Si déjà à six ans. Vous ai-je dit que je voudrais vous faire brûler.
- Oui et que vous ne le ferez pas car vous n’avez plus douze ans et que vous vous en rendrez compte quand je serais vraiment carbonisé, sur le sol et mon squelette presque nu.
- Sans pudeur.
- Oui
- Vous avez tout compris. Mais… rien ne vous choque ?
- Quoi ?
- A six ans, que l’on me laisse mettre feu
- Vous n’avez pas six ans. Ni douze.
- Mais je les ai eu, n’est ce pas ? Comme vous.
- Biensûr. Allez dites moi, pourquoi vous laisse-t-on jouer avec le feu ?
- Parce que c’est le propre de l’homme justement.
- Mais encore ?
- Parce que je suis dieu, je n’ai personne pour me surveiller. Non, parce que je n’ai pas de briquet. Tout prend feu quand je le veux.
- Et cela vous coûte quelque chose ?
- Ma vie, chaque jour depuis que j’ai six ans et que pour la première fois mon cœur s’est emballé, que ma chair a fondu pour se coller en seconde peau sur mes ours, mes jouets, les poupées, les meubles, les GI jo, les monstres, les chimères, le visage de mon père horrifié. J’en ai gelé ses traits sous les miens et je me suis rendu compte pour la première fois à quel point je lui ressemblais.
- Vous êtes quoi ?
- Je suis qui ?
- C’est ma question. Qui êtes vous ?
- Je suis vous. C’était si prévisible. Je suis cet enfant qui ne se contrôlera jamais et qui ne le sera plus au bout de dix. Quand vous compterez sur vos doigts, en tremblant en pensant au neuf, vous me trouverez, vous m’oublierez.
- Je suis une bombe humaine.
- Qui sacrifie les maisons de poupées.
- Pour pouvoir recommencer en vain.
- Je suis un retardateur, de six ans.
- J’ai trente ans.
- J’en ai que six.
- J’ai six ans.
- Je n’en parais que trente.
- Et j’explose sous la colère de n’être pas pompier. J’ai douze ans.
- Et facilement je m’écroule. Je coule. Je suis le vent, le feu, la fonte. Je suis la sève, la cire, la peau.
- Et moi ? J’ai six ans ?
- Non.
- J’ai douze ans ?
- Non
- Mais vous disiez…
- Je parlais de moi.
- Je croyais que…
- Vous croyez faux.
- J’ai quel age ?
- J’ai quarante ans.
- Et je suis fou.
- Et tu es fou. Tu n’as ni six ni douze ans.
- Et le camion de pompier ?
- Il brûle toujours.
- J’aime conduire ce camion enflammé.
- Je consume
- Tout ce que j’approche.
- N’avons-nous plus six ou douze années derrière nous ?
- Voudrais-je vraiment le savoir ?
- Que m’en coûterait-il ?
- Votre âme sans doute, si ce n’est votre raison.
mardi 3 juin 2008
Hystérie populaire
Tu es là? Es-tu là? Est-ce toi que je ressens à côté de moi, me murmurant à l'oreille les douleurs mortes? Est-ce le souffle de vie que j'attendais?
Les Chimères m'ont dévorée. Les Chimères me dévorent.
Les Chimères me dévoreront.
Je suis la prisonnière de cette drogue littéraire que tu m'insuffles malgré toi. Pourrais-je en aimer une autre? trouverais-je pareil douleur de te perdre à nouveau?
Je suis lassée de faire semblant que l'efficacité émane de moi alors que je me repose trop sur tes frêles épaules. Je ne comprends plus pourquoi j'ai voulu gouter au silence.
mercredi 28 mai 2008
Passeur de rêves invisible, ne m'abandonne pas je l'ai fait suffisamment pour deux.
mercredi 12 mars 2008
Nous ne sommes pas une règle temporelle.
Leaving Las Vegas
Puisque que tout sonne en tic et en tac et que le temps est compté avant que ton foie ne soit bombe et que mon cœur éclate.
Et si je t'aime, puisque je t'aime; C'est parce que je souffre de toi.
dimanche 9 mars 2008
Mélancolie littéraire
Je m'imaginais la tête éclatée contre les murs invisible de ma conscience et m'épanouissais à me trouver telle dépressive hallucinée. Je pouvais décrire l'imaginaire ardeur du sang giclé sur ma cyber feuille de papier. Mais depuis que j'ai entamé ce projet farfelu de canaliser ma verve à des fins littéraires au profit d'une seule histoire, je ne suis plus capable de rien. Je ne prends même plus un malin plaisir à décrire ma haine, qui de toute manière n'était que fictive, mais me comblait au plus haut point. Muse, es-tu de ses putes qui abandonnent leur plus fervent client pour de plus riches encore? Certes je ne suis pas emplie de génie, et l'intérêt que je suscitais n'est que plus volatile et éphémère encore, mais je ne pensais pas que cela serait si rapide et si brutal. Je déplore mes névroses effacées. J'aimais ce dont je me plaignais. Au final, tout n'était que ma verve ainsi oubliée.
Je lui (anagramme de ton prénom, salope)
samedi 8 mars 2008
Moments fracassés d’une humanité réduite
jeudi 21 février 2008
Muse, Verve et inspiration morbide
Ma verve éclatée contre tes conneries, salopard de mon coeur. Tu es ma muse hystérique et je te verrais bien danser comme une danse de fahreneit des livres balancés pour me réchauffer, jetés en l'air comme des idées superflues sans te soucier du drame que tu provoques autour de toi. Oh écervelée de muse, ne vois-tu donc pas l'état de rage que tu provoques chez moi au point que je ne réagisse qu'à cela et que de cette manière folle d'une boule à l'estomac jusqu'à vomir haine. Je bois haine. Je vis haine. Et je suis léthargique. Tu m'enivres de tes délires, de ta colère qui déteint sur ma peau, collée, comme la tienne au temps de nos conjugaisons, où elle fondait pour s'étreindre de ma chair, pour qu'alors je ne puisse plus partir et que tu puisses en quelque sorte me tatouer à toi comme tes côtes sur mes draps. Il se fait vide. Tout est vide mais tout tient encore debout. Comme toi. Cette carcasse éviscérée qui te sert de refuge et qui n'en reste pas moins un caveau pour tout l'alcool placebo de tes jours heureux. Je voudrais être. Non plus celle à qui tu penses avec nostalgie, avec souffrance peut-être quand tu te sens seul et que personne n'est la pour t'écorcher et te recoudre ces cicatrices, qui de toute manière, trop profondes, ne guériront jamais. Je suis seule, au moins tout autant que toi; même si mon corps, qui s'est fait la malle, me laisse à nue, parce qu'il n'y a que ça qui me fait un quelconque effet; celui de vivre, de respirer trop bruillement et de me demander avec angoisse quel mal te ronge plus que moi encore. J'enfoncerais mes ongles comme le couteau dans la plaie, puisque cela m'inspire. Muse tu n'en es que plus efficace.
lundi 18 février 2008
Soma
Pour la chair, au contact de ces os qui brisent le silence des corps. En retenue, avec la faiblesse des futurs adieux cachés par des au revoir définitifs et pourtant il est évident que s'arrêteront souffles coupés et contacts fragiles pour de plus beaux encore. Une main, sur un torse haletant rappelant avec force et rage que la domination s'enfoncerait au delà des graisses fondues et que par mille fois on souffrira de la finesse de la chair et des baisers échangés, avec l'aspiration au pire et l'envie de l'après. Et rongés de l'étreinte dont nul ne sort sain, ils s'éloigneront puisque qu'Os tu abîmes, Os tu déchires; Chair tu noies, Chair tu étouffes, Chair tu fonds.
dimanche 10 février 2008
Y'a des soirs comme ça (bis repetita)
Auquel il me répondit "Pourquoi sais-je pertinemment que je vais souffrir mais que je vais venir quand même? Parce que je sais que tu vas pleurer aussi."
jeudi 7 février 2008
Adieu
Mais mon esprit se fixe sur ces détails jusqu'à me bousiller la vie.
Parce que je ressasse sans cesse, réfléchis, mâche, régurgite, avale, vomis et ce en cycle quasi infini parce que je suis comme ça. Je n'oublie jamais et une idée ne m'obsèdera plus que lorsqu'elle sera remplacée par une autre qui monopolisera mes pensées jusqu'à qu'une autre fasse de même et que j'oublie ce que j'aimais avant.
D'ailleurs tout ce que j'aime, je l'idole excessivement jusqu'à puiser toutes raisons de mon adoration et de le vider de tout intérêt. Alors : j'ignore. Je jette sur le sol ce que j'ai poussé du pied piédestal et, non contente de m'en débarrasser, je ridiculise.
J'appartiens au néant.
J'ouvre ma bouche comme un gouffre béant et pandore est mon nom. Modelée dans l'argile je laisse libre cours à vos maux et regardez bien ma boîte enfermer l'unique espoir que vous auriez eu.
Je suis curieuse et je vous brûle, vous dissous et vous tourmente.
j'ai avalé la clef de cette boîte à musique. La la la la la. J'ai avalé, vos peurs et libéré vos angoisses.
Mon gouffre est le néant et Pandore mon nom.
samedi 26 janvier 2008
dimanche 20 janvier 2008
Il y a des soirs comme ça.
Il répondit au creux de mon oreille "Tu es le plus beau des camionneurs".
Machine Hors Service
Il faut continuer de respirer mais le sang ronge ma gorge et s’immisce entre les fissures des dites lèvres décharnées. Je ne suis qu’un état végétal qui revendique sa nature. Biodégradation avancée. Je pensais sentir mon âme s’élever doucement, me rendant l’image qui me terrifie comme un miroir. Je suis un légume à terre et je rêve d’aspirer la salive qui continue de couler, couler contre mon gré, et je veux déglutir. C’est tout, juste avaler l’excédant pour paraître digne, je ne veux même pas me relever. Le sol est chaud, humidifié de mon excrétion buccale. Une température ambiante des plus désagréable. Et pourtant, je ne veux pas me relever. Je ferme les yeux, le sang ne jaillira plus et j’espère crever là, à l’abri des regards et, au mieux, être fouillé et racketté afin que nul ne reconnaisse mon identité. J’ai envie de garder ma dignité sous les coups d’un cutter ravageur. Le sang coulera et la bave s’étendra une fois pour toute, par les plaies qui me donneront l’air de sourire, et j’aurais l’air d’un pantin qui embrasse le sol et je m’en moque, je ne serai plus, je ne serai plus moi, je ne serai qu’un corps, et il n’y en aura plus. Je serai une exhibition liquide. Ma dégradation exposé dans un musée des horreurs urbain. Personne ne me reconnaîtra. Personne ne me reconnaîtra. Personne ne me reconnaîtra.
L’étape suivante et d’attendre. Nul besoin de crier, personne n’est là, personne ne viendra. Ta mort relève d’un film raté que personne ne regardera jamais. On posera ta carcasse de poussière sur le coin de la cheminée pour un rappel et un raccord des plus harmonieux. Et on t’oubliera mais en attendant, reviens et profite, ne divague pas, ouvre les yeux et attends le spectacle et l’arrivée des urgences ou de la faucheuse, que sais je ! Tu n’as que ça à faire. Oui, je n’ai que ça à faire, alors j’attends, émettant un râle. Du moins, j’essaie d’aspirer encore et toujours mais rien ne remonte à mes lèvres, ce qui justifie ce bruit dégueulasse.
Je ne suis plus rien, je ne me demande même pas si j'ai été quelqu'un jusque là. Le passé ne pourrait que me rabaisser et je m'écoeure déjà suffisamment. Je ne me demande même pas ce qui s'est passé mais je voudrais seulement arrêter de baver.
Putain mais qu'est-ce qui se passe? Pourquoi je n’arrive plus à bouger? Mais putain, je m'en branle de ça! Je veux seulement sentir le temps remonter pour que ma salive se retrouve dans la bouche et non sur le sol, à me noyer. Putain mais bouge ta langue! Bouge ta mâchoire et aspire! Mais putain! Ma bouche est à peine ouverte alors pourquoi c'est aussi trempé autour. Mais bordel! Épongez-moi! Mais, ma parole! Vous êtes tous des crétins pour me laisser comme ça, ou ça vous excite de me voir vulnérable? Lombric! Lombric! Lombric! Écrasez moi! Ah ah! C'est ça que vous voulez? Mais si je pouvais je remuerais de tout mon long pour vous exciter d'avantage! Lombric! Lombric! Lombric! Et ça bave un lombric? Je ne vous vois pas mais je sais que vous êtes là, à rire de mon immobilité. Venez, allez approchez vous du lombric! Lombric, lombric, lombric.
Serais-je encore capable de prononcer le mot Lombric à haute voix? >>
Machine Corporelle
Réveil. C'est toujours le même refrain: se lever, se rasseoir, se relever, se rasseoir et ainsi de suite jusqu'à que ma tension daigne se stabiliser. Debout, je marche jusqu'à la cuisine, et l'autre rituel commence. Anticoagulant: ok; phosphore: ok, piqûre: ok, insuline prête: ok. Injection: ok.
Je suis prêt, je marche et descends les escaliers, toujours un pas après l'autre, je m'y suis préparé et je répète les gestes dans ma tête de peur d'oublier ce refrain qui est pourtant ancrée dans toutes les fibres de mon être. Je ne me fais pas assez confiance ou alors j'ai peur de flancher.
Aujourd'hui, c'est pas comme d'habitude, la douleur se balade le long de mon échine, et j'ai le coeur qui palpite. Et je ne trouve en rien agréable d'avoir la sensation de vivre. J'ai encore plus mal. Antidouleur, ok. Rendez vous à l'hôpital: Ok. Je gare la voiture et je me dirige avec peine jusqu'au trottoir. Tiens le coup, tu y es bientôt.
Une violente douleur dans la cage thoracique et ma première jambe flanche. Je n'ose même plus regarder autour de moi, outre le fait que j'en sois totalement incapable, j'ai trop peur de voir le regard des gens. Je me suis miroité la puissance et l'immortalité mais personne d'autres que moi n'est dupe.
Et je repense à mes enfants, alors que je suis à genoux, luttant, non pas pour me relever, mais pour ne pas m'écrouler. Elles y ont cru, elles, que je suis intouchable? Et mon corps entier veut me faire sentir l'odeur du béton mouillé. Je vais leur dire quoi? Faire tomber le mythe d'un coup, certes elles sont grandes maintenant mais il n'y a pas d'âge pour être déçu.
Je me relève. Non. Je suis debout maintenant, une main fébrile longeant le mur rugueux du bâtiment. Je me répète encore les actions machinales car mon corps ne les connaît plus. Un pied devant l'autre c'est ça. Un pied, voilà: gauche, puis le droit. Avance sans tomber.
Une violente douleur survient encore et mes muscles la ressentent avant que j'en ai conscience: je suis à terre.
Alors c'est ça? Je vais mourir? C'est ça de se lever le matin, une épée de Damocles au dessus de la tête? J'aurais fait quoi si j'avais su? J'aurais téléphoné à mes gosses? Je leur aurais dit d'une voix monocorde: « je vais bien, ne t'en fais pas »; et j'aurais menti comme je me suis menti, ce matin, comme j'ai renié depuis trop longtemps que je suis malade. Ils vont trouver quoi cette fois, à part l'évasion de ma dignité? Je n'ai même plus de dignité puisque mes lèvres veulent embrasser le sol.
Alors c'est ça? Je vais crever? Je vais crever? Je hurle vraiment ou ce n'est qu'une impression?
Je me relève pour paraître digne, je suis si proche maintenant que j'entends déjà le bruit de la médecine combattant la maladie.
Salle d'attente bondée, des enfants hurlant pour une simple éraflure. Mais je me concentre trop pour regarder les autres personnes, celles assises, celles qui viennent et repartent: tout ce petit monde actif qui vit encore. Et puis il y a moi. Le sourire de la jeune fille à l'accueil me rappelle que je joue bien mon rôle. Je n'ai pas l'air si mal. Je balbutie quelques mots dont je n'ai déjà plus le souvenir. Il faut dire que j'ai autre chose en tête comme de m'encourager à ne pas m'écrouler une fois de plus. Je lui souris presque honteusement et me retourne vers la chaise vide. Elle m'interpelle mais je ne l'atteindrai jamais. Alors, c'est ça de crever?
Silence Maladif
Mais parle je t'en prie! régurgite, Os, régurgite le langage qui t'étouffe.
