Tais-toi et prie. Crie en silence sans mots ni voix, crie cette haine au corps, amas de chair. Pourquoi es-tu si décharné? pourquoi courbes-tu le dos comme un arc imparfait. Redresse-toi, Os! Tu as eu donc si peur de te noyer dans tes graisses que tu te meurs de marasme? Tu vas finir par t'empaler, Os, sur tes os fragiles, Os, sur tes côtes incisives, Os. Tu es tranchant, tu es fragile, n'as-tu pas peur de te casser? Os, ne baisse pas la tête, poupée, ne baisse pas la queue, chien, ne baisse pas les bras si violemment que tu pourrais te couper. N'as tu pas peur de tuer, contre ton corps, par ton corps, l'amant blessé? J'oubliais que tu n'oses pas effleurer semblables disgrâcieux.
Mais parle je t'en prie! régurgite, Os, régurgite le langage qui t'étouffe.
dimanche 20 janvier 2008
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