Je devrais peut-être m'y faire, ou passer à autre chose.
Mais mon esprit se fixe sur ces détails jusqu'à me bousiller la vie.
Parce que je ressasse sans cesse, réfléchis, mâche, régurgite, avale, vomis et ce en cycle quasi infini parce que je suis comme ça. Je n'oublie jamais et une idée ne m'obsèdera plus que lorsqu'elle sera remplacée par une autre qui monopolisera mes pensées jusqu'à qu'une autre fasse de même et que j'oublie ce que j'aimais avant.
D'ailleurs tout ce que j'aime, je l'idole excessivement jusqu'à puiser toutes raisons de mon adoration et de le vider de tout intérêt. Alors : j'ignore. Je jette sur le sol ce que j'ai poussé du pied piédestal et, non contente de m'en débarrasser, je ridiculise.
J'appartiens au néant.
J'ouvre ma bouche comme un gouffre béant et pandore est mon nom. Modelée dans l'argile je laisse libre cours à vos maux et regardez bien ma boîte enfermer l'unique espoir que vous auriez eu.
Je suis curieuse et je vous brûle, vous dissous et vous tourmente.
j'ai avalé la clef de cette boîte à musique. La la la la la. J'ai avalé, vos peurs et libéré vos angoisses.
Mon gouffre est le néant et Pandore mon nom.
jeudi 7 février 2008
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