mardi 3 juin 2008

Hystérie populaire

Ma muse est revenue de son long périple. Du moins c'est ce que j'imagine, me représentant parfois les gens qu'elle a pu visiter, inspirer. Je voudrais être la seule. Ma muse alcoolique, à mes côtés lors des soirées d'insomnie qui ne servaient à rien d'autres qu'à crever gentiment en attendant les premiers rayons du dominateur soleil. Je ne savais plus sur quel pied danser, sur quel souvenir vomir encore. Je restais sans mémoire, sans envie de l'ailleurs et des mots torturés. Et mon inspiration partie aux oubliettes dans le moment d'absence de mon vide. Le néant ne m'inspire plus, le temps cèdera toujours. Mes phrases n'ont plus d'intérêt. Plus rien n'avait d'importance si ce n'est le retour de la muse.

Tu es là? Es-tu là? Est-ce toi que je ressens à côté de moi, me murmurant à l'oreille les douleurs mortes? Est-ce le souffle de vie que j'attendais?


Les Chimères m'ont dévorée. Les Chimères me dévorent.

Les Chimères me dévoreront.
Je suis la prisonnière de cette drogue littéraire que tu m'insuffles malgré toi. Pourrais-je en aimer une autre? trouverais-je pareil douleur de te perdre à nouveau?
Je suis lassée de faire semblant que l'efficacité émane de moi alors que je me repose trop sur tes frêles épaules. Je ne comprends plus pourquoi j'ai voulu gouter au silence.

Aucun commentaire: