Voilà tu as tout gagné, voici mon coeur arraché de ma poitrine et exposé à ta vue: je mets à nue mes sentiments.
Il faut régler nos comptes une bonne fois pour toute que je puisse enfin écrire et toi crever en paix. Regarde, comme j'ai mal, tu n'avais pas le droit de partir, muse! Putain mais je ne sais pas ce qui me bousille le plus, ta mort ou ton silence. On fait comme si et moi j'ai fait semblant de boucler mon deuil. Mais je n'y arrive pas, tu as gardé mes doigts en otage, impossible d'écrire sans toi. Ou même de faire semblant de.
Je ne produis plus rien, je ne suis plus animée de rien, tu as écrasé un truc en disparaissant: ma verve.
Mes éjaculations littéraires prolifiques à ton contact, le calme plat ou l'impuissance maintenant. Je suis une mauvaise maitresse de mots.
Je te hais. j'aimerais te haïr, te revoir humain et présent, parce que je n'y arrive plus maintenant. Je n'arrive même plus à admettre que tu aies pu avoir autant d'influence sur moi ces dernières années. Je ne comprends pas pourquoi tu as lâché prise. Pour toi, je sais. mais égoïstement je ne conçois pas. J'ai besoin de toi et on est toujours trop jeune pour voir s'effondrer la plus belle chose qui soit.
Alors cette fois, c'est la bonne, je te laisse pourrir en silence, loin, je fais le deuil de notre orgueil, ça ne me blessera plus dorénavant. ou presque.
Amen, Muse.
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